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  • Philippe Parrot

Des chats, ces compagnons de route, fiers et libres...

Dernière mise à jour : janv. 1

1/ Le chat dans l'Histoire La domestication des chats est liée à la sédentarisation des hommes, suite à l’apparition de l’agriculture. Face à la nécessité de stocker les grains qui attiraient souris et rats, il est apprivoisé environ 7 000 ans avant J.C dans les régions du Croissant Fertile, au Proche-Orient, au départ pour protéger les denrées alimentaires de ces rongeurs. Avant d’être un animal de compagnie, le chat fut donc un auxiliaire de chasse très indépendant qui, faute de pouvoir être dressé, suscita chez les hommes des sentiments partagés entre fascination et peur. Vénéré dans l’Égypte Antique, à travers notamment la déesse Bastet, symbole de la fécondité et de la beauté qui est représentée avec une tête de chat, c’est à partir de ce pays qu’il gagnera la Grèce avant de se répandre dans tout le Bassin Méditerranéen avec la domination de l’Empire Romain, les légions l’emmenant avec elles au cours de leurs campagnes et contribuant largement à sa propagation dans toute la Rome Antique. Ainsi, au Vème siècle, le chat est établi partout en Europe. En Asie qui entretient des relations commerciales avec l’Occident, l’animal échangé contre des soieries arrive en Chine environ 1 000 ans avant J.C avant de débarquer au Japon au VIème siècle. Sur notre continent, le chat imposa le respect de l’Antiquité jusqu’au XIVème siècle, date à laquelle le renouveau des cultes païens, suite aux ravages de la Peste Noire, va l’associer aux forces démoniaques, notamment à cause du singulier éclat de ses yeux qui faisait penser aux flammes de l’Enfer. Il devient dès lors, durant tout le Moyen-âge, l’animal du Diable et des sorcières, constamment persécuté et souvent brûlé vif. Sa réhabilitation se fera progressivement à partir du XVIIème siècle, s’accélérant au XIXème siècle avec Pasteur qui démontre que les maladies sont transmises par des microbes — donc nullement par quelque puissance maléfique : sorcière ou chat — et avec le mouvement romantique qui n’aura de cesse de faire l’éloge de sa grâce et de sa nonchalance. 2/ Le chat dans nos vies Si touchant qu’il soit quand il saute sur nos genoux pour s’y lover en boule ou qu’il vient miauler à nos pieds tout en se frottant contre nous, le chat reste un altier félin qui ne se laisse « apprivoiser » qu’en apparence. Dépendant mais autonome, apprivoisé mais sauvage, c'est bien l seul animale qui parvient — énorme paradoxe ! — à s’attacher sans se lier. Aussi, faut-il vite s’ôter de l’esprit qu’il va obtempérer, en « gentil minou », à nos moindres caprices et que c’est nous qui l'avons adopté sous prétexte qu’il « squatte » nos maisons. Grossières erreurs ! En fait, c'est lui, et lui seul, qui nous choisit et décide de vivre, ou non, en nos compagnies ! D’ailleurs, qu’elles ne leur conviennent plus pour x raisons, oublieux que le gîte et le couvert lui sont gracieusement offerts, il n’hésitera pas à quitter un lieu et des personnes qui ne comblent plus ses attentes, prêt à prendre le risque de retourner à un « état sauvage », avec tous les dangers inhérents à un tel mode de vie. Mais il n’en a cure, trop attaché à sa liberté, trop enchaîné à ses instincts. ​ Philippe Parrot


Ci-dessous : Tous mes poèmes sur le thème des chats !

Poèmes chat
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